Livres

Rozenn l’intrépide

12 - Rozenn

Une fois de plus j’ai commandé la box de Mille et un Livres, celle du mois de juillet, dont le thème était « Magie exotique », et j’ai cette fois eu la chance de recevoir un roman en avant-première !

Ce roman n’est autre que Rozenn, de l’autrice française Laëtitia Danae, publié aux éditions Plume Blanche et sorti le 4 septembre de cette année, autant dire tout récemment. Je ne connaissais pas du tout l’autrice et je n’avais jamais entendu parler de ce bouquin avant, ce fut donc une totale découverte pour moi, et j’ai passé un très bon moment de lecture.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais qu’on s’attarde un instant sur le travail éditorial que je trouve absolument sublime, non seulement cette couverture qui est magnifique, mais aussi ces ornements présents à chaque coin de page, que je vous laisse admirer :

Maintenant qu’on a compris que c’était un bel objet livre, on peut passer à l’histoire, que je vais tâcher de résumer du mieux que je peux, car l’univers est assez complexe.

Nous sommes dans un monde de fantasy dans lequel évoluent deux catégories de personnes : les djinns, et les dagnirs. Les djinns sont des êtres capables de faire de la magie grâce au « fluide » qui circule en eux, un liquide semblable au sang, mais dont la couleur est bleutée. Ce sont des gens plutôt pacifistes, simples, et proches de la nature. Les dagnirs, quant à eux, sont un peu l’inverse des djinns, et surtout, ils ne peuvent pas faire de magie. Évidemment, ce dernier point les mettait un peu en rogne, alors qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont réduit les djinns en esclavage et ont trouvé un moyen de « ponctionner » leur fluide, c’est-à-dire de l’extraire, afin de pouvoir l’ingérer pour être en capacité de faire de la magie à leur tour. Et là où ça devient intéressant, c’est qu’il existe autant de magies différentes que de djinns, les effets varient donc d’un fluide à l’autre, et peuvent durer plus ou moins longtemps. Il existe aussi une catégorie de djinns dont le fluide ne peut être ponctionné sans leur autorisation : on les appelle « les Intouchables ».

Aujourd’hui, a priori, l’esclavage est aboli depuis de nombreuses années. Pourtant, les djinns sont contraints à ne pas utiliser la magie. Pour ce faire, ils ont ce qu’on appelle une « enclave » tatouée sur leur peau, le plus souvent sur le dos de la main. Chaque caste djinn possède une enclave qui lui est propre, et qui se transmet de génération en génération ; même les djinns qui n’appartiennent à aucune caste, les « nomades », ont leur propre enclave.

Hormis les nomades, il existe trois familles de djinns présentées dans le tome un de Rozenn : les Roya, les Sohan, et la famille Kaplang, celle qui nous intéresse le plus.

Nous suivons en effet le personnage de Rozenn (d’où le titre), princesse cadette de la famille Kaplang, et narratrice de notre histoire. Rozenn a deux sœurs : Odeleen, la plus âgée, et Daire, la plus jeune. L’histoire débute au moment où Rozenn apprend que son père et sa mère ont décidé d’envoyer leurs trois filles faire un tour chez les Maddy, la famille royale dagnire, afin d’arranger des unions maritales et de prouver au monde que les relations djinns/dagnirs vont pour le mieux dans le meilleur des mondes. Après tout, les Maddy ont trois fils, les Kaplang ont trois filles, aucun d’entre eux n’est marié et leurs tranches d’âges correspondent, donc pourquoi ne pas s’arranger ? Bien entendu, Rozenn n’est pas du tout de cet avis. Non seulement elle n’a aucune intention de se marier, mais alors encore moins avec un dagnir. Mais forcément, vous vous en doutez, les trois sœurs seront tout de même envoyées au palais des Maddy, sinon il n’y aurait pas d’histoire. Là-bas, elles devront apprendre à connaître leurs trois prétendants chacune à leur tour, afin de voir si éventuellement une idylle se forme, car on leur a vendu ça comme si elles avaient le choix.

Honnêtement je crois que c’est l’un des résumés les plus longs que j’aurais fait de ma carrière, du coup passons vite à ce que j’ai pensé de ce roman.

J’ai beaucoup aimé, même si ça n’a pas été un coup de cœur, j’ai trouvé l’univers très riche et très captivant. À chaque début de chapitre, on observe d’ailleurs des extraits d’ouvrages issus du monde dans lequel on évolue, et qui rajoute du corps au récit. Malgré tout, j’aurais bien aimé avoir encore plus de précisions et de détails sur cet univers (peut-être dans les prochains tomes ?) que je trouve très intéressant, et je déplore une légère faiblesse dans les descriptions, qu’elles soient physiques ou de lieux (oui j’aime quand il y a plein de détails partout). Au début j’ai eu un petit peu de mal avec le personnage de Rozenn, parfois trop impétueux et qui me tapait légèrement sur le système, mais après, je me suis habituée. Je ne saurais pas vous dire laquelle des trois sœurs je préfère. Odeleen est assez calme, elle ne fait pas de vagues et parvient très bien à dissimuler ses véritables sentiments, et Daire est très joyeuse, un peu (beaucoup, même) insouciante, elle n’a pas conscience de tous les enjeux qui se trament autour d’elle. En ce qui concerne les fils Maddy, en revanche, j’ai ma petite préférence.

Quand commencent les rencontres entre les sœurs Kaplang et eux, je ne lâchais plus le bouquin, car même si je ne suis pas fan des romans à l’eau de rose, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander qui allait choisir qui, comment les relations allaient évoluer, etc. Bien que ce ne soit pas la part la plus importante du roman, cette atmosphère un peu à la Bachelor est très plaisante à lire (même si on tombe un petit peu dans le cliché à un moment particulier qui, je pense, vous semblera évident au moment où vous le lirez) ; mais ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ça reste le développement de l’univers autour de légendes orientales, et l’ambiance qui en découle, qui change beaucoup des lectures dont j’ai l’habitude.

(et ce que je craignais est arrivé, mon avis est beaucoup moins long que le résumé)

J’attends la suite avec impatience et j’aimerais que ce premier tome marque le début d’une longue saga (bon, pas trop longue non plus hein). Je ne peux évidemment que vous le conseiller, d’autant plus si vous êtes adeptes de magie et de fantasy.

 

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7 commentaires sur “Rozenn l’intrépide

  1. J’ai passé un très bon moment à découvrir ce roman que j’ai découvert par hasard lors du salon du livre de Mons en Belgique. L’auteure est d’une grande gentillesse et vit son histoire quand elle la raconte.

    J’ai hâte de commencer le tome 2 qui est déjà dans ma besace. Merci Saint-Nicolas d’avoir porté l’exclu de sa sortie à moins de 5 km de chez moi 🙂

    Aimé par 1 personne

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